C’est l’histoire d’un gars…
On peut créer une histoire pour tout ce qu’on mange.
J’ai le souvenir de mon père allumant son « charcoal » dans la cour avec des briquettes et du combustible… pour aider à démarrer le tout; les temps ont bien changé. Les « tbones » que l’on pouvait manger, le goût qu’ils avaient cuit avec du charbon; je suis resté avec ce goût. Les années ont passé, et depuis, la cuisson extérieur m’a toujours suivi de près ou de loin.
J’ai développé graduellement ma passion; j’invitais des amis à la maison et je m’efforçais je de leur donner de bons moments avec un bon repas, du bon vin. Un jour il y a environ 10 ans j’avais le goût de manger des côtes levées. Je me suis donné le défi d’en faire moi-même. Je me suis mis à lire des recettes et des techniques de cuisson; j’ai fait cuire mes premières côtes levées. Elles étaient bonnes, mais sans plus. La seule chose que je trouvais réussie était ma sauce BBQ. Je m’étais inspiré d’une recette trouvée sur internet, recette que j’ai modifiée de A à Z pour finalement créer MA sauce, la sauce à Pat. Je n’ai jamais changé de recette par la suite et j’ai toujours gardé ce secret pour moi.
Avec les années, j’ai perfectionné ma technique sur le BBQ. Mais il me manquait quelque chose pour que cette recette de côtes levées soit à mon goût. Un jour au travail, un de mes collègues lors d’un diner, nous expliquait ce qu’il avait fumé le weekend précédent. Il nous parlait des appareils qu’il possédait, des techniques employées et des recettes effectuées. Ma première réaction fut de trouver tout cet engouement, exagéré.
Un jour que j’étais dans un magasin de pneu canadien, je vois un petit fumoir qui avait la forme du robot R2D2; 80$ en spécial. Il n’en fallait pas plus embraser la passion.
Fumoir vertical

J’ai fait mes classes sur ce jouet (pour moi, ce sont tous des jouets). Je me suis amusé, j’ai fait des erreurs, mais j’ai appris les rudiments du métier. Honnêtement, il n’y avait pas de place plus qu’il ne faut sur cet engin. Mais le sentiment de plaisir surpassait tout le reste. J’y ai fait du poisson, des côtes levées (pas parfaites à mon goût mais l’espoir y était), une sauce à spaghetti et j’en passe.
Lorsque l’on veut s’initier à ce monde, je suggère d’y aller avec un appareil du genre. Petit, qui demande le minimum de connaissance sur le maintien de la chaleur même si on y arrive très difficilement au début. Il ne coute pas cher (entre 80$ et 100$) et il donne du plaisir amplement et te permet d’apprendre et de savoir si tu vas aimer ce genre de cuisine.
Vertical au propane/charbon

Il n’en fallait pas plus pour me donner la piqure. L’été qui suivit, j’achetais mon deuxième jouet; juste un peu plus gros; là le plaisir commençait vraiment. Quatre étages de pur bonheur. Des côtes levées, tu peux en mettre un peu plus, tu peux essayer de faire des côtes de bœuf, mac&cheese aux 5 fromages et bien d’autres choses; la chaleur se contrôle pas mal mieux et elle demeure constante la plupart du temps. Là je m’amuse vraiment, je passe mes weekends à essayer des trucs, des recettes ramassées à gauche et à droite. Rien de bien sérieux; juste un gars, qui a toujours aimé manger et cuisiner.
Les amis viennent à la maison, le plaisir est au rendez-vous; quoi demander de plus ?

La passion du maitre

C’est là que j’ai fait une rencontre du troisième type; j’ai fait la connaissance du maitre fumeurs. Qui est le maitre fumeur et bien c’est ici maitrefumeur.com mais surtout ici sur Facebook Maitre fumeur, Micael Beliveau) Tu veux savoir ce que c’est d’avoir cette passion; va consulter les liens.
Je me procure mon premier livre pour alimenter ma passion. Le gars c’est un passionné, il explique dans des termes faciles à comprendre, ce qu’est un fumoir, les types d’appareils et ce qu’on peut y réaliser, mais surtout comment y arriver; sans trop d’embuches du moins.
Je feuillète les pages, une après l’autre, je lis ce livre comme un roman. Mais un livre n’est pas comme une rencontre divine. Un jour où je faisais quelques recherches sur des techniques qu’il expliquait dans son livre, je reçois une notification Facebook, une notification divine; la rencontre divine allait se produire; il offre des cours de groupe d’une journée sur les différents fumoirs, les techniques (saumure, allumage au charbon ou aux briquettes, etc.) . Voir si j’allais laisser passer cette chance. C’est à partir de là où j’ai compris que je ne pourrais m’en passer. Être avec plus d’une centaine de passionnés comme moi, écouter un gars tout aussi passionné c’était le top.
Le p’tit Joe

L’influence qu’une passion peut avoir sur nous devient de plus en plus grande quand nous fréquentons des gens qui ont la même passion que nous. Après avoir suivi ma formation de fumeur averti où j’ai pu voir et savoir quoi et comment faire avec certains types de fumoir, je me suis laissé influencer par des forces obscures; je me suis acheté cette merveille, baptisé « Le P’tit Joe ». C’est à partir de ce moment que j’ai senti que je faisais partie des ligues majeures.
De la stabilité c’est ce que ce jouet offre. Tu y mets ton charbon, tes briquettes et tu peux contrôler le tout d’une façon déconcertante. Quand tu décides que c’est 250, c’est 250 pour un méchant bout. Là j’ai eu du plaisir et j’ai vu la possibilité de trouver ce que je cherchais: MA recette à moi.
La naissance d’une tradition

J’ai pu créer avec cet appareil; créer des recettes, des moments spéciaux. Pour moi, recevoir a toujours eu une signification très importante. Je désire partager ces moments avec des gens que j’apprécie et qui l’apprécieront en retour. Quand j’ai rencontré ma Stéphanie, ma complice, elle m’a initié au souper du réveillon de Noël dans sa famille; ce moment en était un de sacré pour sa mère lorsqu’elle était parmi nous. La dinde était au cœur de ce moment partagé en famille; mes beaux-parents prenaient toujours une dinde fumée de chez Scwart’s. L’année suivant le décès de ma belle-mère, nous avions décidé de recréer ce moment avec la fameuse dinde fumée. Après quelques consommations, j’ai promis que pour l’année suivante, je m’occuperais de préparer et de faire cuire la dinde dans un de mes fumoirs; l’année suivante c’était chose faite. J’ai commandé une dinde chez le boucher et je me suis mis à la recherche de LA recette de dinde qui serait celle de la famille. Mon ami le maître fumeur m’a grandement aidé à créer ce moment avec une de ces recettes. J’ai fait fumer ma première dinde, le 23 décembre 2021, toute la journée pour l’avoir prête le 24. Il neigeait, il faisait froid, il y avait une pandémie; mais un vrai gars de fumoir (ou fille) ne recule pas devant, rien. Un oiseau de 15 livres prévu pour 12 personnes qui sont tous obligées d’annuler leur présence à cause de ce que vous savez. J’en ai mangé pendant 6 mois, mais ça valait tellement le coup.
J’ai créé une tradition et c’est de cette façon que je vois ce type de cuisine: rassembleuse, joyeuse. Elle crée, des souvenirs et des moments uniques.

Le « Big Joe »

Vous pensiez vraiment que j’allais en rester là ! Printemps 2022, le beau temps s’installe, la chaleur se pointe et les restrictions sanitaires tombent l’une après l’autre. Je décide d’adopter de nouveau; le « Big Joe » a fait son entrée dans la famille. Mais une grosse famille demande de l’espace pour loger tout le monde. Rappelez-vous que ma vision de ce genre de cuisine est de se rassembler et d’en profiter tous ensemble. Je me devais de créer un endroit où j’allais pouvoir recevoir tout un chacun pour profiter de tout ceci. L’espace bar/cuisine extérieure était inévitable.

Le printemps a été consacré à réaliser le tout. Je l’ai construit en pensant à chaque moment qui allait s’y vivre; chaque recette qui allait s’y créer.
L’influence à un nom


L’été 2022 fut de loin l’une ou je me suis le plus amusé à utiliser mes jouets, mon espace pour recevoir des gens, des amis, la famille, pour leur faire découvrir ma passion. Des recettes j’en ai fait, une après l’autre a tous les weekends. J’ai répété la tradition avec la dinde à Noël, cette fois avec toute la famille; on peut dire que j’exploitais au maximum cette passion. Enfin, c’est ce que je pensais.
Un peu avant Noël, un collègue, le même qui nous avait parlé de sa fin de semaine avec ses fumoirs me donne un lien vers une annonce « Market place ». Il me dit, va voir l’annonce; c’est cet appareil que je possède et dont je t’ai parlé dernièrement un « fire pit Breeo »; l’influence à un nom. Pour ceux qui ne connaissent pas Breeo, c’est un foyer extérieur, fait en acier inoxydable de très haute qualité, qui se transforme en plaque et grille de cuisson. C’est de la cuisine extérieure à son plus simple élément, c’est-à-dire du feu et un espace de cuisson. Il n’y a aucun réglage et pas de cheminée; juste une plaque, une grille chaude et du bois.
En pleine tempête de neige, je suis allé chercher mon cadeau de Noël et je l’ai remisé pour l’hiver. Le printemps venu je lui ai trouvé un endroit approprié et j’ai commencé à me renseigner sur les façons de faire. Le maitre fumeur à même publier un livre de recette sur la cuisine de type « plancha ». Encore une fois, des gens influents m’ont parlé d’une plaque que l’on pouvait se faire fabriquer sur mesure pour ajouter au Breeo. Je me suis fait faire cette plaque avec mon influence ce qui me permet maintenant d’avoir ce qui me manquait pour la plancha.
Maintenant à chaque fois que mon téléhone sonne et que je vois qu’il s’agit d’un appel de l’influence, j’ai peur et mon portefeuille aussi.

Pourquoi un autre site de cuisine ?
De tous les sites de cuisine qui traite de ce sujet, je trouve parfois, mais pas tout le temps (ne vous fâchez pas), que ce soit axé sur l’image, sur le clip et moins sur le contenu. Je ne prétends pas être un chef, loin de là, je dirais même que je suis assez moyen. Vous ne me verrez pas lancer des épices sur ma viande et avoir l’air en extase; je ne suis pas un cascadeur et surtout pas un acteur.
Cependant, j’ai une passion que j’essaie de transmettre en mettant en place ce blogue. Je pense qu’il y a de la place pour tout le monde dans cet univers de « boucaneux », je trouve que tous ont un plus à offrir et moi je veux offrir le mien; rien ne sera sérieux juste beaucoup de plaisir, de la passion et surtout de la bouffe qui goute bon.
